Précisions IMPORTANTES

Les spécialistes attirent l’attention sur les lacunes du rapport commandé à la hâte par la ville

En réponse à la décision de la ville d’échanger des terrains basée uniquement sur le rapport fourni par la compagnie immobilière, les citoyens demandent un rapport indépendant depuis 27 août.

Le 25 septembre, un rapport préliminaire, incomplet, est présenté à la ville par la firme Nadeau Foresterie Urbaine inc.

Le 29 septembre, durant la rencontre dans le boisé avec Mme Suzanne Hardy, M. Luc Nadeau, président de la firme mandatée par la Ville et expert indépendant, participe et présente aux citoyens son rapport préliminaire, sans y être toutefois invité par les organisateurs. Nous supposons que c’est la ville qui l’a mandaté.

Il a mentionné, devant plusieurs citoyens et conseillers présents, que le rapport final n’est pas encore produit, que la conclusion ne peut pas se faire seulement avec ce rapport préliminaire auquel il manque l’étude de biomasse. Ce rapport préliminaire n’est qu’un décompte en nombre et espèces des arbres.

Il a précisé avoir été pressé à réaliser ce contrat par la Ville de Saint-Lambert et que le rapport final sera produit/rendu à une date ultérieure qui peut être après 9 octobre, journée de la signature du registre par les citoyens.

Pourtant, la Ville a manqué de mettre en contexte ce rapport préliminaire produit par Nadeau Foresterie Urbaine Inc et omis d’indiquer le fait qu’il est un rapport partiel, incomplet.

La Ville a failli d’expliquer à ses citoyens que les conclusions sont à venir lorsque les données de biomasse seront connues et que tout jugement de l’état du boisé, sans ces données, serait prématuré.

A-t-on alors désinformé nos citoyens en négligeant d’expliquer cela clairement?

On rappelle qu’un expert de l’Université de Montréal, Ph. D. chercheur Alain Cogliastro et deux autres spécialistes: Suzanne Hardy, phytotechnologue/ experte en arbres patrimoniaux et Claudette Gagnon, phytotechnologue et architecte paysagiste ont écrit des lettres au maire et aux conseillers municipaux en leur attirant l’attention sur l’objectivité des données publiées.

Dans sa deuxième lettre adressée à la Ville, le chercheur de l’Institut de recherche en biologie végétale Alain Cogliastro souligne le fait que ce rapport préliminaire « se prononce en conclusion sur la « valeur écologique des sites à partir de leur composition végétale et du niveau de perturbation (qui n’a pas été formellement mesuré) » », en expliquant comment ce rapport préliminaire, dont lui manque des facteurs essentiels, ne peut être jugé factuel.

L’examen du rapport préliminaire fait par Suzanne Hardy et Claudette Gagnon soulève un questionnement quant à la méthodologie déficiente et aux lacunes du rapport Nadeau qui est fait selon elles « dans l’urgence ».

Elles précisent: «Décidément, ce rapport ne considère pas, à leur juste valeur, les qualités environnementales et patrimoniales des deux sites comparés ».